Rencontre avec Rô

Rencontre avec Rô
Antonio Da Cruz dit est né à Mindelo sur l'île de Saint Vincent au Cap vert en décembre 1961 et fait parti d'une génération d'artistes engagés !

Il a vécu des moments de grande tension à Mindelo à l'époque où les écrivains et les musiciens produisaient des oeuvres de contestation. C'était le temps où les militaires de l'empire portugais occupait l'île, les tensions sociales grandissaient entre la population et les militaires.

Très tôt il se consacre à la peinture qu'il délaissera peu à peu pour la sculpture. C'est un artiste né... impliqué avec sa terre, mais principalement avec les gens. Son art reflète cette préoccupation avec l'homme, avec leurs activités, leurs travails, il sait capter avec sagesse et patience, la plupart de leurs gestes les plus significatifs.

Il travail avec différents matériaux comme le plâtre, le ciment, la roche, le fer, le bronze, le plomb, l'aluminium etc.

Ses oeuvres sont ludique mais en même temps politique.

Il a reçu le Prix "Micadinaia 2002", pour l'embellissement de la ville de Mindelo où l'on trouve beaucoup de ses sculptures.

Il m'a reçu chez lui dans sa galerie d'art baptisé "Inter-art" à Mindelo. Il y propose des expositions permanentes et possède un atelier dédié à la sculpture, la peinture, les arts graphiques, l'artisanat et y développe aussi des activités artistiques et culturelles.

Aujourd'hui son travail est reconnu dans tout l'archipel et à l'étranger, il quitte souvent Mindelo pour présenter ses creations du Portugal à la Chine en passant par la France !

Je vous laisse découvrir ses sculptures en photos.
# Posté le samedi 05 mai 2007 10:00
Modifié le mercredi 30 mai 2007 08:27

Rencontre avec Rô

Rencontre avec Rô
Peinture de Luis Rendall grand musicien Cap Verdien.
# Posté le samedi 05 mai 2007 09:56
Modifié le lundi 04 juin 2007 13:13

Rencontre avec Rô

Rencontre avec Rô
Buste d'Amilcar Cabral une création de Rô.

Un héros panafricain !

Surnommé le Che Guevara de l'Afrique de l'Ouest, Amilcar Cabral s'est battu pour l'indépendance de la Guinée Bissau, du Cap Vert et est allé prêter main forte à ses frères angolais. Il meurt assassiné le 20 janvier 1973 à Conakry (Guinée-Conakry), six mois seulement avant l'indépendance de la Guinée-Bissau.

Tout à la fois homme d'action et de réflexion, Amilcar Cabral a marqué son époque : lors de la lutte pour l'indépendance de la Guinée Bissau, dans les régions aux mains du PAIGC fondé par Cabral (Parti Africain pour l'Indépendance des peuples de Guinée et des îles du Cap-Vert), il participe a la mise en place des banques alimentaires pour les populations affamées, des écoles, et la défense des droits des femmes étaient l'une de ses priorités....


La victoire d'Amilcar Cabral est non seulement celle de David contre Goliath, mais aussi celle d'un humaniste plongé dans la guerre, alors que cet ingénieur agronome né en 1924, en Guinée portugaise, de parents cap-verdiens, rêvait de réforme agraire et d'éducation pour tous, il était un fervent défenseur d'une Afrique moderne qui se prenne en main elle-même.
# Posté le samedi 05 mai 2007 09:55
Modifié le lundi 04 juin 2007 13:13

Rencontre avec Rô

Rencontre avec Rô
"L'Afrique libre d'un côté et prisonnière de l'autre..." Ro

Une oeuvre se trouvant a l'intérieur de sa maison à Mindelo au Cap Vert.
# Posté le samedi 05 mai 2007 09:54
Modifié le lundi 04 juin 2007 05:02

Musique : La MC Malcriado

La MC Malcriado

Izé, JP, Jacky Brown et Stomy Bugsy : quatre rappeurs entre France et Cap-Vert !


Dès ses débuts, dès, notamment, les premiers concerts d'Afrika Bambaataa dans le Bronx, le rap est une quête de racines. Revenir à soi, revenir à ses origines, est l'un des principes fondamentaux du mouvement hip hop.

On l'ignore souvent mais quelques uns des rappeurs français les plus célèbres sont d'origine capverdienne. Stomy Bugsy, Jacky Brown, ... leur nom ne l'indique pas, pas plus que leur parcours. Et pourtant, pour qui sait entendre, des indices traînaient déjà sur leurs premiers disques. Ici, une référence à Cesaria Evora. Là, quelques mots de kriolu, le créole de portugais qui est devenu la langue officielle du Cap-Vert.

Ils se sont fait connaître au sein de groupes de rap (le Ministère Amer pour le premier) ou de ragga (les Nèg Marrons pour le second) légendaires. Ils étaient – et sont toujours – de grandes figures d'un certain « rap à la française », celui qui, dans les années 90, a vaincu les préjugés, conquis toutes les ondes et s'est imposé partout. Et pourtant, une part d'eux-mêmes leur manquait ...

Peut-être est-ce l'exemple d'Izé, le premier à avoir lancé des passerelles entre rap d'ici et musiques de là-bas ... Peut-être est-ce leurs voyages au Cap-Vert, irréguliers d'abord puis de plus en plus fréquents ... Peut-être est-ce le fossé qui semble se creuser d'avantage chaque jour entre la France et l'Afrique ... Peut-être, enfin, est-ce simplement une forme de maturité ... mais l'envie de former un groupe de rap qui s'appuierait sur des rythmes capverdiens a été de plus en plus forte.

La MC Malcriado existe depuis 1998. Elle réunit quatre amis de longue date, tous de double culture, franco-capverdienne : Izé, qui a déjà deux albums solo à son actif, « Double nationalité » et « Mobilizé », et qui est le premier à avoir intégré des sonorités spécifiquement capverdiennes dans ses instrumentaux / JP, qui a fréquenté Jacky et Benj, les futurs Nèg' Marrons, au début des années 90, avant de se consacrer à son groupe, les II Doigts, et à un documentaire qui confronte boxe et rap / Jacky Brown, qui a accumulé les disques d'or avec les Nèg' Marrons puis a fait profiter un nombre affolant de projets de ses trouvailles lexicales (dont le célébrissime « T'entends pas ou quoi ? ») / Stomy Bugsy, acteur et rappeur, vétéran du Ministère Amer, qui entasse également les disques d'or dans un coin de son appartement.

Le groupe s'est d'abord produit au Cap-Vert, sur la scène du festival de Baias Das Gatas. En avril 2001, il participe à la « Fête à Cesaria » au Zénith de Paris. Il apparaît ensuite dans des compilations (« Dis l'heure de zouk ») et sur les albums d'Izé et de Stomy Bugsy. Mais c'est à son propre album qu'il travaille en secret depuis plusieurs années, avec l'aide d'un producteur également d'origine capverdienne, Gérard Noël-Pierre. Le défi est à la hauteur de la richesse musicale du Cap-Vert. Funana, coladera, batuque, zouk, ... il y a sur ces îles tant de rythmes imparables, tant de musiciens incroyables à faire découvrir au public français que tout résumer sur un disque semblait impossible. Et pourtant ... Terriblement dansant, l'album n'en oublie pas pour autant d'évoquer la vie quotidienne au Cap-Vert (« Mas amor », le titre préféré des radios), l'amertume de ses émigrés (« Réfugié ») ou l'histoire mal connue mais glorieuse de ce « petit pays » (« Amilcar Cabral »). Mais c'est avant tout en invitant quelques uns des chanteurs les plus populaires de l'archipel (Mayra Andrade, Filipe Monteiro, Suzana, Zéca di Nha Reinalda, ...) que le groupe parvient à une synthèse unique, un style auquel il faut désormais donner un nom. Rap malcriado ? Kriolu rap ? CAP's Rap ? A vous de choisir ...


www.lamc-malcriado.com
# Posté le samedi 05 mai 2007 09:43
Modifié le mercredi 06 juin 2007 11:37