Après ses deux volumes d'Indian Ocean In Dub, le voilà donc qui innove à nouveau en démarrant avec l'album Faso Kanou une nouvelle série baptisée Dub To Mali.
Un mélange des deux cultures ? "Plutôt une confluence", corrige-t-il, celle d'"un grand fleuve qui serait l'Afrique et d'un bras qui s'en serait écarté pour y revenir : le reggae". Arrivé dans la capitale malienne avec sa basse, Manjul a reconstitué, élément après élément, son studio analogique avec cette philosophie qui lui est chère : entre la vie et la musique, le lien doit être naturel.
Sur certains morceaux, les instruments tels que la kora, le n'goni ou la flûte peule se sont adaptés au reggae. Sur d'autres, ce sont les thèmes ancestraux joués par des musiciens traditionnels qui ont servi de fondations. Cette double démarche s'applique aussi aux quelques chanteurs présents sur ce disque essentiellement instrumental. Tiken Jah Fakoly, pour qui le jeune Français travaille souvent, renoue avec une écriture répétitive mais efficace sur le titre grinçant Fanga Den. La plus belle réussite de cet album est sans doute la version reggae de Beki Miri d'Amadou et Mariam. Le couple malien, qui a effectué une partie de l'enregistrement de Dimanche à Bamako chez Manjul, lui a laissé les voix d'une de ses anciennes chansons. Autour de cet a capella, il a tout reconstruit. Le résultat, roots et hypnotique à souhait, touche à la perfection.
Vivement le second volume de Dub To Mali !
Manjul Faso Kanou (Humble Ark/Discograph
Un mélange des deux cultures ? "Plutôt une confluence", corrige-t-il, celle d'"un grand fleuve qui serait l'Afrique et d'un bras qui s'en serait écarté pour y revenir : le reggae". Arrivé dans la capitale malienne avec sa basse, Manjul a reconstitué, élément après élément, son studio analogique avec cette philosophie qui lui est chère : entre la vie et la musique, le lien doit être naturel.
Sur certains morceaux, les instruments tels que la kora, le n'goni ou la flûte peule se sont adaptés au reggae. Sur d'autres, ce sont les thèmes ancestraux joués par des musiciens traditionnels qui ont servi de fondations. Cette double démarche s'applique aussi aux quelques chanteurs présents sur ce disque essentiellement instrumental. Tiken Jah Fakoly, pour qui le jeune Français travaille souvent, renoue avec une écriture répétitive mais efficace sur le titre grinçant Fanga Den. La plus belle réussite de cet album est sans doute la version reggae de Beki Miri d'Amadou et Mariam. Le couple malien, qui a effectué une partie de l'enregistrement de Dimanche à Bamako chez Manjul, lui a laissé les voix d'une de ses anciennes chansons. Autour de cet a capella, il a tout reconstruit. Le résultat, roots et hypnotique à souhait, touche à la perfection.
Vivement le second volume de Dub To Mali !
Manjul Faso Kanou (Humble Ark/Discograph
